Mille Et Un Maroc

Jour 1

Classé dans : Non classé — 9 juillet, 2015 @ 4:31

Aujourd’hui commence la reprise en main, premier rendez vous chez le psy et retrouvailles avec les copines du lycée. Et la chose la plus importante de la journée, mettre ma mère et mon père au courant de ce qui se passe. Pas facile vous pouvez me croire. A 7h30 juste avant d’aller au boulot je leur demande de m’accorder une petite dizaine de minute. Je voyais bien dans leurs regards qu’ils étaient inquiets et paniqués. Et la comme une vague de vérité entrainait par les larmes s’est abattu. Je ne me suis pas arrêtée avant d’avoir dis tous ce qu’il m’était arriver, l’état dans lequel j’étais en France ces derniers mois et surtout celui dans lequel j’étais quand mon retour approchait. Ma mère, ma pauvre maman, a eu droit à bien plus, toute l’histoire depuis le début…

Je sais que c’est peut être méchant de ma part d’avoir dit de cette façon mais si j’avais attendu je ne l’aurais jamais fait. Je me suis promis de ne rien leur cacher la dessus à partir d’aujourd’hui, pour partir sur de bonnes bases il fallait être claire et tous dire. Un premier pas de fait. Pour pouvoir aller mieux il me faudra encore du temps mais je sais que je peux y arriver maintenant. Je ne dois pas avoir peur ou pleurer le fait d’être rentrer. Mais vu que tout à commencer ici il n’y a qu’ici que je pourrais commencer à régler mes problèmes. On peut dire que mes vacances seront un peu comme une cure de desintox. Je pense que vu comme ça je ne me reposerai pas beaucoup mais je sais que le résultat en vaut la peine.

Deuxième tache de la journée, le psy. J’ai toujours eu un peu peur d’aller voir un psy, de plus je ne pensais que cela pourrait m’aider mais vu comment j’étais depuis que je suis arrivée chez moi je me suis dis que, au pire si ça ne m’aidait pas ça ne pourrait pas me faire de mal.

Je gare alors la voiture devant l’immeuble et mets bien cinq minutes à descendre. Quand j’arrive enfin devant le bureau j’ai une boule à l’estomac. Elle me propose de m’asseoir et entame la discussion. Ce que je fais dans la vie quelle age j’ai et qu’est ce qui m’a poussée à venir la voir. Les mots ont du mal à sortir au début, elle m’encourage et me dit que tous ce que je dirais restera entre nous qu’elle est seulement la pour m’aider à trouver des solutions à mes problèmes. Selon elle une fille de mon âge ne devrait pas être comme ça et vivre dans une peur constante et une tristesse pareille. A 20 ans on vit ces plus belles années. Cette phrase m’est restée en tête toute la journée oui à 20 ans on vit ces plus belles années, pourquoi ça devrait être différent pour moi ? Je n’ai pas énormément parler avec elle aujourd’hui mais le peu d’échanges que nous avons eu m’ont permis de me motiver à continuer, les psys ne sont pas si mal que ça au final…

Et puis comme une personne me l’a souvent dit : Il n’y pas de problèmes il n’y a que des solutions.

Un jour…

Classé dans : Non classé — 8 juillet, 2015 @ 8:42

- Prague

- Budapest

- Londres

- Amsterdam

- Vilnius

- Rome

- Dublin

- Madrid

- Moscou

- Athene

- Berlin

- Ottawa

- San diego

- Chicago

- Toronto

- Mexico

- Sao paulo

- Taipei

- Bangkok

(…)

 

Smhou lia

Classé dans : Non classé — 8 juillet, 2015 @ 8:34

Il a fallu que certaines personnes soient blessées par mon comportement pour que je comprenne que je ne pouvais plus continuer de prétendre que je pouvais tous gérer toute seule. Il est clair que j’ai besoin de l’aide d’un professionnel. Si je pouvais je m’excuserais auprès de chaque personne que j’ai pu effrayer ou troubler à cause de mes sautes d’humeurs et de mes nerfs maladifs.

Oui j’ai besoin d’aide, j’ai besoin de quelqu’un qui puisse m’aider à ouvrir les yeux sur les problèmes que j’ai et les solutions qui viennent les stopper. Quand une personne vous a énormément aider, qu’elle a toujours été la pour vous et que vous de votre côté vous n’avez pas penser au mal que vous pouviez lui faire. Non je ne dis pas que vous devez tous garder pour vous au point d’exploser mais seulement faire un effort, sourire plus souvent profiter du temps que vous partagez avec elle. Je suis sure et certaine qu’elle n’en demande pas plus. Et c’est envers cette personne que je devrais le plus m’excuser si mes excuses apportent ou changent quelque chose ce dont je doute fort malheureusement. Je devrais peut être prendre mon courage à deux mains et simplement lui dire ce que j’ai sur le coeur:

« Je traine avec moi depuis des années une peine horrible, mais quand je t’ai rencontré le mal sembler se dissiper j’aurais du continuer à le laisser aller mais dès qu’une ombre se pointer je ne lutter plus je la laisser m’envahir. J’ai eu peur de me séparer de toi alors que j’étais enfin bien.  Et la j’ai été égoiste je t’en voulais de partir et de me laisser alors que tu as tous les droits de faire ce que tu veux de ta vie. J’avais simplement peur de ne plus en faire partie. Hier soir encore j’ai failli flancher et retomber au plus bas comme j’en avais l’habitude, je me suis défoulée sur ce blog et ressorti mes vieux textes. En me réveillant le lendemain je me suis resaisis je me suis dis que je n’avais pas le droit d’imposer ça à quelqu’un qui au contraire faisait tous pour me sortir de mon mal. Mais le mal était déjà fait. Je me reprend en main je vais me faire aider et je ne te demande pas de rester avec moi par pitié, tu as droit au meilleur et je n’ai pas su te le donner. Je sais pourtant que bientôt j’y arriverai et se sera une fille plus joyeuse et radieuse que tu auras en face de toi. C’est bête j’étais persuader d’avoir trouver Houb Hayete, amour de ma vie. Aujourd’hui je me répète tes mots, oui je suis forte et oui je vais y arriver c’est bien grâce a toi, je suis juste triste de ne pas m’être rendu compte que je te pourrissais la vie plus qu’autre chose.  »

Il faudrait aussi que je m’excuse auprès de mes parents, eux qui ont toujours fait de leur mieux pour m’aider je n’ai jamais su leur montrer un peu d’amour ou de tendresse je leur en voulais pour mon malheur alors qu’ils n’y sont pour rien. Deux personnes formidables à qui je n’ai pas su rendre ne serait ce qu’un centième de tous ce qu’ils ont fait. A mon petit frère que j’ai toujours juger bon de tenir à l’écart alors que sa seule idée était de m’aider lorsqu’il me voyait en larmes.

Oui je ne suis pas douée et si je me retrouve sans personne pour m’aider ou simplement être avec moi aujourd’hui c’est peut être parce que je l’ai chercher et mériter.

Tan bghik.

L’ombre

Classé dans : Non classé — 8 juillet, 2015 @ 1:58

On m’a apprit à toujours tous garder pour moi. Quand on dévoile ses sentiments on est considéré comme quelqu’un de faible. Pourtant plusieurs fois, même des centaines de fois j’ai envie de crier combien j’ai mal, combien j’ai peur. Aujourd’hui j’ai mal, vous savez cette douleur à la poitrine qui vous empêche de respirer. C’est peut être extrême de dire ça, mais dans ce genre de moment on a seulement envie de dire adieu à tous, à la vie.

Ce soir j’ai passé la soirée avec ma bande de copine du lycée, j’ai pu rire et profiter de ce moment. Mais en rentrant chez moi je me suis souvenue combien ces années lycée était dures et compliquées pour moi à vivre. C’est le pire des sentiments vous pouvez me croire, l’impuissance. Se sentir impuissante face à tous ça. A cette peur, à cette souffrance. Oui j’en parle encore et encore pour la simple et bonne raison que de jour en jour j’ai la nette impression que ça me tue.

Ce soir en allant me coucher, quand je serais enfin dans mon lit, je ne veux qu’une chose. M’allonger doucement en posant ma tête sur l’oreiller, fermer les yeux et me recroqueviller sur moi même. Puis juste la partir, partir je ne sais ou, juste ne jamais me lever ne plus ouvrir les yeux car chaque jour pour moi est une lutte dont je ne vois pas la fin.

Rêve d’enfant

Classé dans : Non classé — 7 juillet, 2015 @ 2:29

Depuis que je suis enfant je rêve de visiter le monde. Un maximum de pays. le problème qui se pose est le schéma de la vie tel qu’on nous l’a apprit. Mineur, tu dépend généralement de tes parents et ton seul but, ou du moins c’est ce que l’on te fait croire, est d’obtenir ton bac. Une fois que cette étape est franchi viens le tour des études supérieurs et de ce fameux diplôme censé t’offrir un grand éventail de possibilité. Encore une fois lorsque tu l’obtiens c’est ton entrée sur le marché du travail qui t’obligera une fois de plus à repousser tes rêves et les laissés pour plus tard.  Le temps est encore plus compter pour les personnes malades, celles qui savent pertinemment que leur jours sont comptés. Pour ma part je fais partie de cette dernière catégorie. Je ne dirais pas que j’ai une maladie incurable mais simplement que ma santé est fragile, très fragile. En plus de cette interminable dépression dans laquelle je me trouve il y a ces petites maladies qui vous ronge depuis votre enfance mais avec lesquelles on vous a apprit à vivre.

J’ai donc décider de profiter à partir d’aujourd’hui, de chaque petit instant de libre pour voyager et visiter le monde comme j’en ai toujours rêver. Il suffit juste de trouver la personne avec qui l’on souhaite partager cette aventure. Je l’ai rencontré il y a maintenant un an. C’est un ami mais bien plus encore, la personne à qui j’ai pu tous dire tous raconter sans avoir peur d’être juger. Mon dieu le bien que ça peut vous faire. Vous aurez du mal à reconnaitre que cette personne vous a aider mais avec le temps vous comprenez que sa présence et son aide vous sont précieuses.

Je ne sais pas ce qu’il en pense, si il aura le temps ou simplement l’envie de m’accompagner, en tous cas je l’espère car tous cela aurait plus de sens pour moi.

Comme une enfant, j’ai tous prévu. Dans un petit carnet j’ai noté au fil des jours les villes que j’avais envie de visiter. Ma liste devient de plus en plus longue, je devrais commencer si je veux pouvoir faire au moins la moitié de tous ce que j’ai pu prévoir. Je commencerai par Prague, Londres, Budapest, Berlin…

Le temps et l’énergie diminuent au fil des mois et des années. Obtenir un diplôme dans trois ans parait tellement impossible mais il faut garder l’espoir. Peut être que tous ces médecins se sont tromper et que j’aurai une longue vie. En attendant je n’ai plus de temps à perdre et je compte bien en profiter autant que je pourrai.

- Le nouveau départ -

Classé dans : Non classé — 6 juillet, 2015 @ 4:44

En arrivant en France, je pensais que tout aller basculer. Se tourmenter pendant des heures à propos de ce qui m’étais arriver. Fini. Oui, une grande décision et un pas décisif pour moi. J’ai été un peu trop optimiste. Une horreur comme ça ne s’oublie pas aussi facilement, on ne peut pas d’un revers de la main mettre au placard tout ce qui nous dérange. Le désenchantement est vite arrivé. Dès mes premières semaines en France, la tristesse venait me ronger. Je n’essayais pas de m’intégrer, de rencontrer du monde et le pire, c’est qu’au fil des jours j’avais de plus en plus de mal à mettre le pied dehors. Je ne saurais même pas expliquer pourquoi j’étais dans cet état, tous ce que je savais c’est qu’au lieu de chercher la lumière qui représentais mon semblant d’espoir, je ne faisais que m’engouffrer dans mon désespoir.

Chaque jour était pour moi une épreuve digne des plus grands guerriers. Sourire et tenter de tenir une conversation avec qui que ce soit était la chose la plus compliquée qu’il m’était donner de faire. Je priais pour que la journée se termine au plus vite que je puisse enfin replonger ma tête dans mon oreiller et pleurer encore et encore…

J’ai fini par me ressaisir, en me disant que je ne méritais pas une vie pareille, j’ai pu me faire quelques amis dans cette nouvelle ville avec qui je passais quelques soirées, les rares que je ne passais pas en pyjama à regarder de pauvres séries plus vieilles les une que les autres. Oui c’est la un cliché de la fille désespérée. Au cours des semaines j’ai fini par vraiment les appréciés, le simple fait d’être avec eux me permettait de me sentir mieux.

Quand je me retrouvais seule de temps en temps, je replongeais et c’était comme si je ne m’étais jamais éloigner de ce calvaire. Il fallait que je puisse tout raconter à quelqu’un. Je ne cherchais aucune aide non, juste une oreille attentive et une épaule sur laquelle je pourrais pleurer.

Quelques mois plus tard j’allais trouver cette personne. Cette histoire qui a longtemps envenimé ma vie aller prendre une tout autre tournure. Je pourrais enfin prendre les choses en main, et d’une certaine façon me venger de cette personne mais aussi de ce pays qui m’a longtemps laisser de côté et considérer comme une moins que rien.

 

Le commencement

Classé dans : Non classé — 5 juillet, 2015 @ 11:05

Le tournant décisif, l’acte fatal qui changea toute ma vie. Un viol. Un mot aussi petit avec de si gros impacts. Tout commence à l’âge de 8 ans. Je vivais dans une société où ce simple mot faisait tourner les visages, une fois prononcé des barrières se dressaient entre les rares personnes auxquels j’ai essayé d’en parlé et moi.

Ce qui rend le fait d’en parler encore plus compliqué c’est le fait que cette seconde personne présente dans l’équation soit un proche ou un ami de la famille. Oui, c’est à ce moment que j’ai compris que dans ma vie les choses ne seront pas faites à moitié. Ce sera une chute totale ou rien du tout.

Un violeur, c’est simplement un voleur. Quelqu’un qui pour ma part m’a volé mon innocence et mon insouciance d’enfant. Une enfant qui ne joue plus ne rigole plus a laissé passer cette partie de la vie durant laquelle tout est censé être beau et plein de couleur. Dans mon coin, tout était noir j’avais beaucoup de mal à comprendre ce qui m’étais arriver, je ne comprenais pas pourquoi j’avais si mal et pourquoi il était si difficile d’en parler. Comme vous vous en doutez je n’ai rien dit. Les actes se sont répétés pendant plusieurs années jusqu’à mes 18 ans.

A 18 ans, j’avais atteint le fond. Une grande dépression à laquelle s’ajouter quelques tentatives de suicide. Je détestais ma vie, je me détestais d’avoir laisser de tels horreurs m’arriver et surtout de n’avoir rien fait pour m’en sortir. Je laissais simplement les choses coulés après chaque drame, puis le soir au fond de mon lit je pleurais pendant de longues comme si mes larmes feraient couler avec eux toute ma peine.

J’ai voulu en parler au membre de ma famille qui connaissait le mieux ce monstre. Mais sans succès, pour lui j’étais clairement devenu folle, j’inventais des histoires de tout genre me rendre plus intéressante. Il finit quand même par me dire que si c’était vrai, je n’avais aucun intérêt à en parler. Que je serais toujours considérée comme coupable de cette histoire. Je ne m’attendais à ni plus ni moins d’une société si hypocrite. Qui prétend être en progrès alors qu’elle continue à condamner de pauvres victimes et à les pousser à se réfugier dans leurs silences.

Un silence qui vous tue un peu plus chaque jour, au sein d’une société qui vous jette des pierres pour avoir été sincère. On ne sait plus à qui se confier, à qui parler. Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’on ne cherche pas à punir ces monstres, ces voleurs, ces violeurs… juste nous aider à nous en sortir, ne pas avoir à mentir ou nous cacher. Au fond chaque victime comme moi, sait au fond d’elle que ce n’est pas sa faute, qu’on ne devrait pas la traiter comme cette société enfermée le fait et encore moins l’exclure. Mais que peut on faire d’autre ? Rien. Car même nos familles pensent de la même façon. Pour eux, on l’a cherché, ni plus ni moins.

Salam.

Classé dans : Non classé — 5 juillet, 2015 @ 9:39

L’idée derrière la création de ce blog était de pouvoir parler de toutes ces choses qui me rongent au quotidien. Mais aussi de parler de ces choses qui se passent dans mon pays, qui me révolte et parfois même me dégoute comme une faible partie de ces habitants. Mon avis et mes réactions ne changeraient pas grand choses je le sais mais, cela donne un semblant de puissance. Ca nous permet pendant un court instant de croire que l’on a  une place importante et une voix qui compte

Ecrire permettrait par je ne sais quelle manière de se sentir mieux. Alors pourquoi ne pas essayer ?

Jeune marocaine, j’ai fait le choix de finir mes études en France. Il était évident pour moi qu’une fois là-bas j’oublierai tous. Un genre de nouveau départ. Là-bas personne ne me connaitrait, personne ne saurait ce qui m’était arriver. Cette simple idée me faisait sourire et me permettait d’imaginer un avenir meilleur. Pourtant comme on le dit souvent « le passé vous rattrape vite ». Le mien n’a pas mis énormément de temps. Je passais de longues journées à chercher un peu de lumière, un peu d’espoir qui m’aiderai, peut-être, à m’en sortir. Je ne voyais pas l’intérêt d’avoir des amis, de poursuivre des études et d’obtenir ce diplôme, qui d’après mes parents et bon nombre de mes amis, permettrait d’avoir un bel avenir et une vie de rêve. Quand on a perdu l’envie de vivre ou toutes autres formes de joie, un diplôme ne change rien. C’est donc dans les pleurs et une profonde tristesse que j’ai entamé ma première année d’étude à l’étranger.

Ce que je ne savais pas, c’est que dans peu de temps ma vision si pessimiste de la vie prendra un nouveau tournant.

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