Mille Et Un Maroc

hna ou houma

Classé dans : Non classé — 14 juillet, 2015 @ 3:30

J’ai visité un grand nombre de pays, mais passer seulement quelques jours voir quelques semaines dans un pays ne nous permet pas de juger son état, qu’il soit économique politique ou sociale. Les images que véhiculent les médias sont d’autant plus trompeuses car elles nous font croire certaines choses et déforment souvent la réalité.

Dans ces cas la pourquoi certaines personnes sans aucune qualifications ou formations se permettent de juger un pays. Je parle de façon général de tous ces étrangers qui critiquent ouvertement le Maroc et sa religion. Il est vrai qu’il y a certaines choses que vous ne pouvez pas comprendre qui vous dépasse peut être mais le minimum serait d’avoir du respect. Ce n’est pas parce que c’est quelque chose que je ne connais pas et dont je n’ai pas l’habitude qu’il faut directement que je dise que c’est mauvais, nul ou barbare. Il faut savoir que la plus part de ces marocains ne sont pas conscient de ce qui se passe ou sont seulement passifs, ils voient l’action défiler devant eux mais ne réagissent pas, ne comprennent pas et dans le meilleur des cas où ils réussiraient à comprendre ils ne savent pas comment réagir, ce qu’ils peuvent faire. Non ils ne sont pas tous comme ceux que vous voyez dans les journaux et les magazines.

Une autre erreur encore plus courante, c’est la généralisation. La encore quand on trouve un groupe de personne issu d’un même environnement on a tendance à associer leur comportement au trais de caractère de l’ensemble de ce dernier. Mais cette généralisation n’a lieu que pour les mauvais points. Ce qui rend la situation encore plus ridicule. En effet la on retombe dans le cliché parfait, islam = terrorisme. Des personnes se considérant comme savante citent les versets du coran et certaines de ces situations sont retirer de leurs contextes. Je ne prétend pas être une grande spécialiste de la culture arabo-musulmane ou de l’interprétation du coran mais je dis le peu que j’en sais. Le coran il ne faut pas l’oublier à été « écrit » en période de guerre certains versets sont propres à cette époque et explique le comportement que doivent adopter les croyants. Si aujourd’hui quelques extrémistes ne cherchent pas à le comprendre mais l’appliquent simplement tel qu’il le lisent, ce n’est pas la faute de la majorité modérée qui respecte les autres et cherchent simplement à s’intégrer.

Ou ana ach wlit …

Classé dans : Non classé — 14 juillet, 2015 @ 1:11

Quand le mal vous ronge, vous vous entez l’âme d’un combattant. On se dit qu’en se levant ça sera une nouvelle journée et là vous pourrez tout prendre en main, vous vous dites non je ne me morfondrais plus sur mon sort, je l’ai cherché mais je peux m’en sortir. C’est fou à quel point on peut être plein d’énergie et de convictions dans ces moments. La réalité fait vite de vous rattraper, dés que vous mettez le nez dehors c’est comme une grande claque que vous vous prenez, qui vous réveille et vous fait trembler. Ah mon pauvre enfant tu pensais que la vie est comme on te l’a raconter étant enfant, les conte de fée c’est pour les enfants, c’est là seulement pour retarder ton arrivée dans le monde horrible des personnes majeurs et vaccinés. Mais tu as de la chance si ton arrivée est aussi tardive pour certains le rêve se brise en mille morceaux très jeune. Evidemment il y aura des moments de bonheur, de joie mais ce ne seront que des instants, loin d’être un état constant. Mais ces moments la on en prend soin, on s’en souvient.

Puis quand on essaie de se reconstruire on est encore plus fragile que la normal, la moindre petite remarque vous fait douter de vous. On a une peur constante de décevoir les gens, on veut pouvoir s’en sortir fièrement… mais à quel prix ?

Souvent on y laisse notre santé, notre temps libre, mais au moins on se donne les moyens d’y arriver. Qu’est ce qui se passe ensuite ? On a fait plaisir aux gens qui nous entourer mais nous on devient quoi dans tous ça ? On en perd parfois le goût de vivre et ce qui fait qu’on replonge encore plus facilement et là ça devient impossible de s’en sortir…

Robe ou Burqa ?

Classé dans : Non classé — 14 juillet, 2015 @ 12:29

Les deux filles qui avaient été arrêter pour avoir porter une robe ont étaient acquittées. Normal non ? Pas dans ce beau pays, si il n’y avait pas eu tous ce raffut médiatique rien ne se serait passer comme ça. Nous vivons au coeur d’une société qui se dit moderne et de plus en plus libérée. Mais derrière on arrête les filles portant des robes ou des jupes, des homo ou simplement deux jeunes s’embrassant dans la rue. C’est vrai notre pays est musulman, le roi est le commandeur des croyants, dans ce cas il faut arrêter de prétendre que nous sommes un pays moderne qui se détache de ses voisins de par son occidentalisation. Quel est l’intérêt de véhiculer cette image auprès de ces pays occidentaux si à l’intérieur de vos frontières c’est un calvaire que vivent ses citoyens.

Je ne dirais pas que tous ce qui se passe est de la faute d’un quelconque gouvernement, mais simplement celui de citoyens eux mêmes. Après le printemps arabe et les problèmes qu’il a entrainé dans les pays voisins, le Maroc a pu se démarquer en adoptant une nouvelle constitution afin de calmer par la même occasion les tensions qui se faisaient de plus en plus ressentir. D’un autre côté il faut admettre   que les conservateurs présents au Maroc représente la plus grosse partie de la population. De plus on a pu voir un parti islamique monter au pouvoir et prendre sous son aile le gouvernement du pays, ce qui a donné une raison de plus à nos chers conservateurs l’envie de se faire entendre. La conclusion est simple ils n’ont pas à faire leur loi et obliger l’ensemble à se plier à leurs règles, finir en prison n’est même plus ce qui effraie le plus. Aujourd’hui je ne peux plus sortir habiller comme je veux dans la ville où j’ai grandi de peur de me faire taper, insulter.

Ils disent que le Maroc n’a jamais été dans cet état mais dans les années 60 on avait droit à des shooting photo de femmes en maillot de bain près de la tour de Hassan 2, des défilés, des cheveux aux vents, des jupes, shorts et autres…

Alors oui ils ont raison le Maroc n’étais pas comme ça … au moyen âge peut être, et je n’en suis pas sure j’ai juste très peu de moyens pour le vérifier.

RDV Familial

Classé dans : Non classé — 13 juillet, 2015 @ 6:57

Le rendez vous familial dans un bureau était un peu glauque. Personne n’était encore dans les bureaux juste mes deux parents et une chaise vide devant eux qui m’attendaient ; ma mère était déjà en larmes et mon père qui essayait de la calmer juste à côté. Du coup je reprend encore une fois, je raconte j’explique pour la troisième fois cette semaine. Je n’ai jamais parler de ça pendant 10 ans et voilà qu’en une semaine j’ai le courage de tout lâcher pour la troisième fois. Ils me regardent tous les deux avec de grands yeux. Ils sont choqués par la façon dont je le raconte pour eux c’est comme si je ne ressentais rien. J’ai eu beaucoup de mal pendant de longues années à faire des choses de bases que n’importe quel enfant ou adolescent aurait fait si aujourd’hui j’arrive à leur en parler c’est parce que quelqu’un avant m’a beaucoup aider. Je leur raconte cette partie la aussi, comment j’ai eu le courage d’en parler, grâce à qui j’arrivais à m’en sortir maintenant. Ils aimeraient rencontrer cette personne, la remercier pour ce qu’elle a fait pour moi et s’excusent pour la dixième fois de ne s’être rendu compte de rien. Mais c’est pas grave personne ne pouvait deviner. Je leur explique quand même que je suis déçue de leurs réactions que je t’attendais beaucoup venant d’eux, que si moi j’ai réussi à m’y faire eux aussi peuvent le faire. J’ai mis du temps c’est vrai mais encore une fois c’est moi la principale intéressée.

Ils me lâchent enfin un bout de sourire et me serrent dans leurs bras en me disant que je suis courageuse qu’ils l’ont toujours dit mais qu’ils ne pensaient pas que je cachais des choses aussi énormes. Oui ça me touche et me fait plaisir, ça mettra un certain temps avant que ça redevienne normal et c’est pour ça que je ne leur demanderai rien par rapport à ça.

vie marocaine

Classé dans : Non classé — 13 juillet, 2015 @ 6:56

On m’a souvent traité d’incapable, depuis que j’étais en âge de faire des choses toute seule. Mon premier souvenir remonte à mes 3 ans à peu près, j’étais en weekend chez la famille de ma mère et je mangeais un yaourt dans le jardin. Et puis j’étais une enfant un rien me distrayait (ce qui n’a pas beaucoup changer en passant), je fais tomber un peu de yaourt sur mes habits je rentre les voir en rigolant tout en montrant mon chef d’œuvre. Et la le drame pour une enfant, « mais tu es une incapable même pas foutu de manger correctement tu n’arriveras à rien. » Ah ces gens la ont tous compris à l’éducation… quand on devient plus vieux et qu’on leur dit que ce n’est pas une façon de faire ils nous répondent, nos parents ont fais comme ça et regarde on s’en sort bien de quoi tu te plains ?

De beaucoup de choses vous n’avez même pas idée.

Grandir dans une société qui pour vous éduquer à pour seul but de vous rabaisser, ça vous forge une personnalité d’acier ou au contraire vous rend tellement faible que vous en devenez invisible aux yeux des autres. Comme si ce n’était pas suffisant on vous dit que si vous êtes une fille votre avenir est tout tracé. Oui vous pouvez faire des études si ça vous chante mais sachez que avant vos trente ans vous devez être mariée pourquoi pas mère de famille, soyons fou. Une carrière ? Pourquoi faire ? Vous n’aurez pour seul mission que l’éducation de vos enfants et l’entretien de votre maison.  Je suis née dans un pays certes beau de part ces paysages et son histoire mais je suis une fille donc par définition je suis punie.

Aujourd’hui pour se donner une bonne image le pays dis que la place de la femme devient de plus en plus importante et considérée. On leur accorde certains droits pour leur faire croire que la situation évolue. Personnellement je considère ces transformations et changement comme étant des actions fantôme. Le problème le plus important, et celui qui me fait le plus de peine quand j’y pense plus sérieusement c’est le fait que personne ne cherche à se battre pour avoir réellement plus, les gens sont satisfaits avec le peu qu’on leur donne alors que je suis sure qu’au fond d’eux ils savent qu’ils méritent plus.

On ne choisit pas sa famille ou son pays mais je ne suis pas triste qu’on m’impose cette culture la et ses traditions, ça nous donne une autre vision du monde et surtout une raison de retourner au Maroc, dans l’espoir qu’un jour on arrivera peut être à faire la différence et faire bouger les choses. Dans le fond, qu’est ce qui nous en empêche

Jour 5

Classé dans : Non classé — 13 juillet, 2015 @ 6:54

Aujourd’hui mon réveil ne sonne pas et à ma grande surprise c’est ma mère qui vient me réveiller. Bizarre oui surtout que la seule phrase à laquelle j’ai eu droit c’est debout tu vas être en retard. Merci maman de déverse pas trop d’amour d’un coup tu risquerais de me faire peur. Enfin bref aucun échange comme les 3 derniers jours on commence à s’y habituer au bout d’un moment.

Je me dépêche donc et sors en courant, toute cette vitesse fut réduite à néant au moment ou j’ouvre la porte du garage et que je tombe nez à nez avec ma sorcière bien aimée. Ma sorcière bien aimée, c’est la voisine d’en face une femme plutôt gentille et agréable mais qui s’est toujours un peu trop intéressée à moi. C’est simple à chaque fois que je la croise elle est capable de me retenir pendant une bonne demi heure sous le soleil. A faire quoi ? C’est encore plus simple, à parler de tous et n’importe mais surtout à me dresser le portrait de ses deux fils qui selon elle sont parfaits. Non merci ma vieille si ça ne se mange pas, ne se boit pas ça ne m’intéresse pas. (Oui ses gâteaux et jus fait maison sont de loin les meilleurs que j’ai pu manger.) De plus sans aucune gène elle me demande si je suis avec quelqu’un, je me demande si à son âge j’occuperai mes journées comme elle le fait, à harceler la petite voisine d’en face.  Enfin bref je réussie avec beaucoup de mal à m’en débarrasser et je file au boulot. Sur la route je reçois un appel de mon père qui me dit de faire demi tour et d’aller au bureau chez ma mère, il m’attend là bas et veut qu’on lui parle tous les deux. Histoire de lui faire comprendre que tous ce qui se passe n’est pas de ma faute. Alors c’est vrai elle m’en veut elle pense que j’ai cherché ce qui m’arrive. Maman moi qui pensait que tu serais celle qui sera toujours de mon côté et qui me défendrait. Oui ce qui est arrivé est horrible j’ai mis pas loin de 12 ans à admettre que ce n’était pas de ma faute et que je ne pouvais pas continuer à vivre comme ça. Mais la différence c’est que j’étais la principale intéressée et cible de ce merdier.

Ca faisait bientôt une semaine que je n’avais pas eu une envie de crier ou de pleurer, dans la voiture toute seule je me mets à pleurer mais pour une fois ce ne sont pas des larmes de tristesse mais juste de la déception vis à vis de ma mère. C’est la qu’on se rend compte que ce n’est pas forcément notre famille, ceux qui vous ont élever qui seront toujours la pour vous. J’ai l’impression que ces vacances sont une suite de révélation. Les une plus dures que les autres.

J’ai l’impression d’avoir fait beaucoup d’effort en une semaine, je me sens mieux c’est vrai mais je suis aussi très fatiguée. J’aurai droit dans un mois à une petite semaine à la plage et j’attend ça avec impatience. Au moins à bas ça sera plus facile d’éviter ma mère. Je pourrais enfin faire ce que j’ai longtemps fait quand je partais en vacances avec mes parents. Le matin quand je me lève je prend mes affaires et je vais m’asseoir derrière une petite dune sur la plage. Juste avec ma musique, des magazines et un bouquin. Sans personne, je peux passer une bonne parie de ma journée comme ça. Puis si des personnes tentent de me parler je leur réponds gentiment que j’ai envie d’être seule. Oui faire son insociable pendant quelques jours ça vous fait du bien vous pouvez me croire.

Jour 4

Classé dans : Non classé — 12 juillet, 2015 @ 6:45

Hier soir je suis retournée voir mes grand parents. Dans cette grande maison où très peur de personnes se parlent. Je suis arrivée quelques heures avant que toute la famille n’arrive. J’ai pu passer du temps avec ma grand mère, elle m’a raconter comme quand j’étais petite, plein d’histoire sur notre famille et elle m’a aussi montrer comment faire deux trois choses en cuisine. Pendant ces deux heures j’ai vraiment eu l’impression d’avoir cinq ans. C’était génial et aussi très reposant.

Puis la cavalerie est arrivée. Les enfants qui criaient et couraient partout. C’est beau de voir à quel point rien ne les intéressent, juste jouer et rire. Derrière eux les parents un peu moins souriant voir pas du tout pour certains, et dans ce cas oui je parle des miens. Le repas s’est dérouler comme dans son habitude, un silence interrompu quelques fois par des piques lancer à droite à gauche et les enfants qui sentent la tension entre les adultes et qui essaient de faire rire et sourire l’ensemble du groupe.

Ce que j’aime bien dans ce genre de weekend c’est simplement le moment que je peux passer avec mes petits cousins. Juste à jouer et rigoler avec eux, je les emmènent manger des glaces, on va se baigner, jouer au basket. Ca permet de se vider l’esprit et on a vraiment l’impression d’être un enfant de ne pas avoir à se soucier de quoi que ce soit.

L’heure était venu de rentrer et c’est à ce moment que je me suis rendue compte que ma mère essayait de m’éviter. Elle était venue en voiture avec mon père et mon petit frère, je lui ai proposer de la ramener vu que je ne sortais pas et que je rentrais directement à la maison. Mais elle m’a dit, sans me regarder qu’elle rentrerai avec ma tante, qu’elle la déposerait devant la maison.

Je suis désolée de t’avoir imposer ça maman, mais je sais que tu finiras par comprendre et tu ne m’en voudras pas d’être comme ça. Tu voulais des explications, voila je te les ai données, tu ne peux pas m’en vouloir pour ça. Je sais que j’irai mieux et je sais que toi aussi …

D-P-M

Classé dans : Non classé — 11 juillet, 2015 @ 12:37

Le diner avec mes parents est fini. C’était horrible, long … Pendant tous le repas c’est un long silence qui régnait sur l’ensemble de la pièce. Et dire qu’à la base ce diner était prévu pour pouvoir discuter de tous ce que j’avais pu leur raconter. Pendant une seconde j’ai regretté le fait d’avoir raconter mon petit calvaire. J’ai mis exactement une seconde à me dire que j’avais bien fait que de toute façon c’était un genre de venin qui me tuer de l’intérieur. Leur dire oui, c’était une bonne idée. ce qui était le plus douloureux ce soir c’était de voir la peine et peut être même un peu de déception dans leurs yeux. Ca a été simplement ça pendant 2h, des regards fuyants, les quelques mots prononcés à chaque fois étaient « tu pourrais me passer le sel stp ».

J’aurais voulu me lever et leur dire que je comprenais leurs réactions mais que là, en ce moment ce dont j’avais besoin c’est leurs soutiens, que je n’ai pas à m’excuser de ce qui m’arrive parce que je n’ai rien contrôler, que ce soit mes pleurs ou mes tentatives de suicide. Pourquoi je devrais m’excuser d’aller mal et de dire que je vais mal pour une fois que j’ai le courage de le faire. Je peux simplement m’excuser de tous le mal que ça leur cause mais le mal que j’ai en moi est encore plus grand. J’ai enfin décider de le combattre mais c’est quelque chose que je ne peux pas faire seule. Eux non plus n’ont pas à s’excuser, ce qui m’arrive n’est pas de leur faute, en tout cas je ne les considère pas comme responsable de ce qui m’arrive.

Dans quelques jours peut être ils me parleront et comprendront ce qui se passe. En attendant, de mon côté je continue mon petit combat seule, comme j’ai décidée de le commencer et demain encore j’irai voir ce psy qui m’a longtemps effrayée jusqu’ici au maroc il est mon seul allié.

Jour 2-2

Classé dans : Non classé — 10 juillet, 2015 @ 6:07

Aujourd’hui est un grand jour. Je n’exagère même pas en utilisant ces mots. En me levant ce matin j’ai eu le courage de faire quelque chose qui m’effraie profondément.
J’ai beaucoup de problème de santé et depuis un moment je boycott les médecins, avec toutes les mauvaises nouvelles qu’ils m’avaient annoncer durant ma vie… j’estime que cette haine est justifiée. Enfin bref, cela fait quelques mois maintenant j’ai des petits spasmes au niveau de la jambe et des mains. Je me forçais à croire que c’était temporaire que ça finira par passer, mais rien.
Donc en début d’après midi je prend les clés de la voiture et me pointe au cabinet de mon docteur bien aimé. Lorsqu’il me voit il lance un grand sourire, mouai assez perturbant quand ça vient d’un médecin, je lui explique donc mon petit souci et me dit d’attendre que la prochaine patiente sorte. Etre privilégier dans un cabinet médical qui n’en a jamais rêver.

il me dit que tant que je suis là autant procéder à un petit examen général, un genre de contrôle. Enfant, adolescente, je me souviens quand on me forçait à faire ça et on me répétait sans cesse c’est pour ton bien, ouais c’est ce qu’on dit en attendant ça ne m’a jamais aider. Conclusion de cette petite visite ? Rien de grave à signaler on peut même dire que ça va mieux enfin sur certains points, d’autres sont beaucoup trop présent pour qu’ils aient pu disparaitre ou même aller mieux. Mes spasmes ? juste de gros coups de stress, mais j’ai refusé de prendre des calmants ou des anti-depresseurs. Toute ces conneries c’est plus pour moi. Autant m’en tenir à mon petit traitement de base que je traine depuis mes 4 ans, lui je le connais très bien.

Voila voila, mon retour en enfer s’est finalement bien passer, ça vous fou quand même un petit coup de blues de retourner dans ce genre d’endroit.

Etre rentrée au Maroc est censé maintenant m’aider à aller mieux mais je dois reconnaitre que vivre loin d’eux me manque, je compte les jours qui me séparent de mon retour en France. Mes amis ne me manqueront pas parce que je sais qu’ils seront là bas aussi, ma famille ? c’est peut être triste à dire mais moins je les vois mieux je me porte.

J-59…

Jour 2

Classé dans : Non classé — 10 juillet, 2015 @ 1:59

Hier soir c’est une sensation agréable qui prit le dessus. Cela fait bientôt deux ans que je ne peux pas passer une soirée sans avoir un énorme coup de fatigue ou de stress. Hier, non. J’étais assise entourée de mes amis, ceux avec qui j’avais grandi. Il n’y avait rien de mal rien de triste. Je me suis dis à ce moment la que me reprendre en main comme je l’avais décider avait été la meilleure décision que j’ai pu prendre. J’ai eu l’impression d’être passer à coté de tellement de chose. Mais je pense qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai pu tout expliquer à ma meilleure amie.

Une fois que l’on a commencé à tout avouer et tout assumer on a du mal à s’arrêter.

Ce matin je me suis levée plus tranquille et calme que d’habitude, je n’en suis qu’au début de tous ce que j’ai prévu mais je sais que maintenant tous se passera bien parce que je l’ai décidé. En croisant ma mère dans la cuisine, j’ai compris que pour elle ça sera encore plus dur. Il faut dire que je lui ai tous balancer sans chercher à peser mes mots ou omettre certaines choses. Non, si je veux pouvoir y arriver il faut que ma famille et mes mais les plus proches sachent réellement ce qui m’arrive, je sais enfin j’espère que cela ne changera en rien la façon avec laquelle ils me voient. Le psy m’a clairement expliquer que pour pouvoir résoudre ses problèmes il fallait d’abord assumer ce qu’ils nous étaient arriver.

Je n’ai pas encore reparler à mes parents depuis ma grande révélation de la veille. Ce soir je passe la soirée avec eux, je ne sais pas comment ça va se passer j’espère seulement qu’ils comprendront l’effort que ça m’a demander de tous leur raconter et qu’ils verront que j’ai envie de m’en sortir. Car dans cette famille ou l’on se cache tous je suis bien la première à ne pas avoir eu honte de montrer ces faiblesses.

Je disais souvent que je n’avais besoin de personne, aujourd’hui je sais que j’avais tord, j’ai besoin d’aide. Reconnaitre que j’ai eu tord est la chose la plus difficile que je puisse faire, beaucoup de gens de ma famille et mes amis vous le confirmeront, ça et le fait de perdre. Donc je prend cette histoire comme un combat personnel et le fait que je sois mauvaise perdante résume bien mon état d’esprit.

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